Edgar Morin en "Le paradigme perdu"(1973), dessein l'image d'un système cérébraux « tri-unique », dont le centres - spécialisés en fonctions différentes (émotive, affective et rationnelle) – localisent « chacun des phénomènes globaux » qui concernent la totalité du système. Cela équivaut à reconnaître une inter-connexivité entre les centres émotionnel (système limbique), affectif (interconnexions entre les structures filogénétiquement plus antiques et le néocortex associatif, effectuées par la structure néocorticale préfrontale [Eccles (1981), Damasio (1996)]) et le centre rationnel-logique (masse néocorticale plus nouvelle). Or, si le développement du néocortex caractérise déjà les mammifères, la connexion entre tous les zones corticales et le système limbique (plus l’hypothalamus et un noyau du thalamus [Nauta (1971)]) effectuée par le néocortex préfrontale est un conquête spécifique de l’home sapiens. Cela équivaut à un nouvel instrument de gestion du monde souterraine (le sub-conscient émotionnel) en co-production avec le système cognitif, à savoir une réalité mentale liminale à laquelle compète le monde des valeurs et des affections. Ces dernières ne relèvent plus uniquement du monde impulsif de l’émotionnel mais se caractérisent par un profile événementiel qui aboutit à des nouvelles compétences cognitives et interprétatives du réel. C’est là le procès de surgissement du nouveau à travers une dynamique créatrice qui compète à l’intuition.
domenica 16 novembre 2008
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